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Présentation

Savoir et Pouvoir.

Est-ce à partir de cet agencement, cette dynamique que l'on peut peut résumer la prise de décision et de son application? N'est-ce toutefois pas qu'une synthèse plus ou moins imparfaite d'une réalité autrement plus complexe, plus relative? Enfin, l'absolu de la décision ne se traduit-il que par un absolutisme de sa mise en pratique sur la masse?




Le Savoir à quelque chose de réjouissant. Il a de son coté l'Esprit de la conscience. Il n'y est pas forcément raisonné. Il peut y être au contraire une mystification particulière de la société dans lequel il s'agite. Il se veut libre, il veut acquérir son indépendance, tout au moins une certaine autonomie vis à vis de ceux qui l'entourent. Il veut au moins se régir lui même, créer ses propres normes, sa propre loi. Toutefois, il restera affilié à sa communauté. Si l'Homme est un animal politique, il doit  vivre en société, et non en bestialité. Il aide, par la force qui en lui, un ensemble qui lui échappe de moins en moins. Est-il alors devenu l'esclave de sa propre condition? Son esprit n'est pas moins libre que lorsqu'il était bête? Il a reçu la grâce de ne plus être sous le coup de lois qu'il ne comprenait pas ou dont il ne pouvait y réchapper. Dorénavant, il produit sa propre loi. Il la marque de son sceau. Il s'est libéré de la loi de la nature. Mais la nature n'est jamais bien loin. L a jungle est tapie au coeur de la ville. La démesure passionnée sera toujours présente, l'hubris haït par Platon est au coeur du citoyen. Il ne peut que tenter de le soumettre à son intelligence. Des outils le permet.

La morale, quel qu'elle soit, est présente dans la conscience collective. Elle se crée un ensemble de mythes, que l'ensemble accepte, de manière plus ou moins embrassée, acceptée. Cette morale, cette éthique, se crée pour l'individu dans la société. Il ne s'agit pas d'un carcan, mais d'une normativité (pardonnez ce néologisme!) dans laquelle s'insère non l'individu, mais l'homme fait citoyen dans la communauté, un ensemble créé par la communauté elle-même.

L'intelligence se nourrit du savoir. Il est son unique gourmandise. L'esprit de construit: la lecture la seme de ses connaissances, et la discussion la polit.  Il nous appartient alors de la faire briller, pour une oeuvre particulière, ou bien plus générale. 
Il y a ceci d'ordinaire que le masque de l'hypocrite tombe. La confiture et la culture: la tartine tombe forcément du mauvais coté. Car elle se mesure facilement, sans trop se tromper, par celui qui en sait vraiment un peu plus. Or le jeu de l'hypocrite est de faire comme dans un monde dont il est l'étranger, avec dans sa besace un certain nombre d'objectifs plus ou moins de bonne facture.




Le Pouvoirse sert du Savoir. Ou plutôt l'homme qui sait a une plus ample aptitude à l'atteindre ou à l'utiliser que l'homme qui ne sait pas. Comment voulez vous que celui qui ne sait pas arriva au pouvoir, ou s'il y arrive l'exerça de la plus vertueuse et heureuse manière? Accepterions nous d'avoir à notre chef le pire des imbéciles? Un âne au pouvoir, les hommes seront mieux gardés. Le Borgne est roi au pays des Aveugles, car il voit. Il s'appuiera sur des données que ses sujets ne peuvent comprendre. Athéne se perd lorsqu'elle se cherche ses magistrats dans le tirage au sort. Est-ce un espoir placé dans les dieux? Qu'ils choisissent à sa place! Il y a heureusement quelques charges qui échappent au sort. 
Nous perdons nous lorsque nous choisissons, nous même, nos magistrats? Malgré l'usage qu'ils font de leurs savoirs?

Ce que nous pourrions appeler l'Instance, une personnification, une humanisation du savoir dans tout les jours, dans tout les espaces, dans tout les temps. Une moralisation du savoir. La légitimation de l'autorité de ceux qui possèdent un savoir. Est-ce à décrier? L'Homme n'est il pas cet animal qui fît de la politique; qui veux tendre vers un état de grâce? Alors, faut-il ne pas écouter nos pères et nos pairs qui en savent plus, et les dénigrer, les salir: leur demander de se taire? Et l'Histoire se repetera toujours, dans une marche qui, toujours, choit. Ou écoutons nous d'une oreille attentive, et absorbons nous leurs paroles? Cette parole que leurs expériences et leur intelligence a pû construire.
Il ne s'agira pas d'une parole qui détruit, c'est la même que celle de l'Antiquité. C'est une parole elle même dotée de son esprit, qui défait ce qui est faux, déblaye les erreurs, et retire les impuretés qui ne manquent pas.


Certains peuvent souffrir d'être commandés. S'estimant libres, ils ne veulent d'ordres ni d'un curé parce qu'il est débile et qu'il faut qu'il se mêle de ses affaires, ni d'un professeur parce qu'il ne cesse de martyriser les autres, et qu'il ne fait que ce que doit faire un brave fonctionnaire. Ils ne veulent d'ordres d'aucunes autorités, encore moins si elle procédait d'autre chose que de la démocratie.

Il a été dit que si la majorité n'avait pas toujours raison, l'opposant (est à entendre le gouvernant) avait tort s'il n'arrivait pas à imposer ses vues, et a les faire admettre. Montrer que la foule à tort, c'est bien une mission que le pire suicidaire, s'il en est, ne voudrait pas!
Pourtant, c'est bien à cette tache que s'astreignent les curés, les professeurs, les intelectuels (quoique), les "vieux". Tous ces vigies de l'homme sont postés au remparts de la cité, scrutant jours et nuits, l'oeil toujours aux aguets, jamais soufflants, a attendre une masse sombre qui irait se fondre sur ceux dont ils ont une charge. Ceux là sont dignes d'être écoutés, et non d'être déniés, c'est la sécurité et notre vie que nous jouons.

Savoir et Pouvoir ne sont pas contraires, mais la meilleurs organisation de vie est celle qui les allies.

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